Programme 1-2 avril

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Résumés des communications plénières :

Jeudi 1er avril matin (sous réserve)

Marie CORNU (ENS Sarclay, CNRS), Les communs, une ressource pour repenser l’intérêt collectif, l’exemple des biens culturels

Un très grand nombre de disciplines scientifiques s’intéresse aujourd’hui aux communs : anthropologues, juristes et économistes, historiens, sociologues, philosophes, politistes, géographes…. Chacun mobilise des notions, concepts, cadres théoriques pour penser les communs. Chacun déploie ses vocabulaires propres. D’où la nécessité d’un lieu de dialogue et de compréhension de ces perceptions multiples. L’objet du dictionnaire des biens communs (dir. Marie Cornu, Fabienne Orsi, Judith Rochfeld) est précisément de restituer la diversité des approches terminologiques et sémantiques des communs, d’explorer les notions mais aussi les lieux et expériences dans lesquelles s’inscrit une logique de commun d’un double point de vue synchronique et diachronique. Les travaux d’Elinor Ostrom ont largement inspiré les travaux contemporains dans ce domaine, définissant les communs comme ensembles de ressources collectivement gouvernées dans le but de permettre un accès partagé et sur lequel se déclinent un certain nombre de droits. Le commun est par conséquent un construit social. D’autres écoles de pensée ont aussi vu le jour, notamment en Italie avec les travaux de la commission Rodota sur les beni communi, conçus comme nouvelle catégorie juridique. En quoi ces différentes constructions peuvent être mobilisées dans le champ des biens culturels ? Ces sortes de biens obéissent à un statut particulier. Ils sont appropriés par des personnes publiques ou privées, mais ils sont tout à la fois fortement marqués par une dimension collective. Ce sont les monuments historiques, les collections de musées, les archives, etc., le patrimoine culturel en général. Le propriétaire n’est pas seul maître à bord, ces droits cèdent dans une certaine mesure devant cet intérêt collectif. Les biens culturels voisinent cette famille des communs sans toujours être pensés comme des communs. En particulier, dans les modalités de la mise en partage, dans la façon dont s’expriment droits et intérêts de tiers, dans les formes de gouvernance, la construction n’est pas si aboutie. On peut alors sonder l’intérêt de recourir à cette notion de communs pour repenser les contours de l’intérêt collectif dans ce champ patrimonial.

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Vendredi 2 avril matin

Paolo D'ANGELO (Université Roma 3), Proximity and Distance in the Philosophical Tradition. Who Are Our Neighbours When We Are Doing Philosophy?

 Philosophy seems to be a knowledge that admits no linguistic or national borders. It is and has always been intrinsically international, a common sphere of cultural interchange, since Antiquity (the relationships between Greek Philosophy and Latin Philosophy, the presence of Philosophy in the eastern part of Roman Empire). Medieval Philosophy in Europe is a perfect example of a shared cultural space: same language, same tradition, mobility of learned men and university teachers. In the Modern Age Philosophy and Science have formed a supranational space even in times in which all European nations were enemies to each other: they were, or at least ought to be “au dêssus de la melée”. 

And yet, on the contrary, national traditions do play an important, sometimes crucial role in the history of Philosophy. Also regardless of the basic opposition between western and eastern philosophies, it is enough to think of the distance separating the ‘Empiricist’ tradition of England and the ‘Rationalist’ one of the Continent, the proximity of Italian, Spanish and Russian  Philosophy to German Philosophy, and, conversely, the widespread diffidence against French Philosophy in the same countries. Coming to the present time, the basic divide between Analytic and Continental Philosophy is still at work. The History of European Philosophy is a history of changing vicinity and distances, or, using Gilles Deleuze’s words, of a permanent compresence of “territorialisation” and “deterritorialisation”.

Bibliography: E. Holenstein, Philosophie-Atlas: Orte und Wege des Denkens, Berlin, Amman; F. D’Agostini, Analitici e continentali, Milano, Cortina; Paolo Rossi, La nascita della scienza moderna in Europa, Bari, Laterza; G. Deleuze, Milles plateaux, Paris, Minuit; B. Spaventa, La filosofia italiana nelle sue relazioni con la filosofia europea, Bari, Laterza;

 

 

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